Groupe de Recherche et d’Action pour la Santé

Action Alzheimer

dimanche 18 décembre 2011, par Francesco

ACTION N° 102 : ALZHEIMER (8/2007) : privilégier les approches non médicamenteuses. Sensibilisation des prescripteurs et du public. - SUITES

Démence : quatre alternatives efficaces aux traitements médicamenteux

Les médicaments ne sont pas d’une grande utilité pour la prise en charge de la démence mais y a-t-il des solutions alternatives ? Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) a analysé trente formes de prise en charge non médicamenteuses. Des données scientifiques montrent l’efficacité de quatre d’entre elles. Le soutien psychologique, social et la formation de l’entourage sont à privilégier à domicile. En institution, la formation du personnel soignant diminue l’usage des moyens de contention. Enfin, l’activité physique et la stimulation des fonctions cognitives exercent un effet positif sur la personne souffrant de démence. Deux conditions pour le succès des ces interventions : un suivi professionnel régulier et un ajustement de l’intervention au patient et à son entourage. Force est de constater que les données scientifiques manquent pour tirer des conclusions relatives aux autres interventions [1].

A Charleroi, dans le cadre de la campagne de sensibilisation au dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer qui se déroulera à partir du 21 09 2011, des séances de formation des acteurs de la santé sont organisées par une large plateforme (hôpitaux, firmes pharmaceutiques, organisations professionnelles). Le GRAS critiquait déjà ce genre d’initiative en 2007 :

« La campagne médiatique actuelle concernant la maladie d’ALZHEIMER vise surtout à promouvoir le traitement médicamenteux de cette affection. Les messages qui y sont développés sont à l’emporte pièce et trompeurs : « 7 malades sur 10 n’ont pas accès au traitement (Le Soir 17.08.07) », « plus tôt dépisté = plus tôt soigné = gagner du temps sur la maladie. » C’est oublier que l’efficacité des médicaments anti-Alzheimer étant modeste et transitoire et leurs effets indésirables nombreux, il faut se demander régulièrement si leur prescription est réellement utile au patient et s’il ne faut pas leur préférer les prises en charge de type non médicamenteux (baluchonnage, cantous, cafés de la mémoire, snoezelen,…) »

Pour plus d’infos, voirLLG n°56, p.50-51. et LLG n°63, septembre 2009.

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Notes

[1Communiqué de presse du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE)

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